Cibles basculantes sur plastrons flottants de 30 x 30 cmPartant de l’idée de développer le plus largement possible le tir loisir, il a été envisagé de pouvoir utiliser des cibles « loisir » sur les supports existants déjà (évite d’adapter spécialement de nouveaux supports).
Après coup nous avons découvert qui est même possible d’installer ce système de plastrons flottants sur des portes-cibles rudimentaires dont le coût est dérisoire (dans ce cas il semble préférable d’ajouter un morceau de polystyrène en haut des plastrons pour augmenter la flottabilité et la stabilité de ceux-ci ; voir le sujet sur les portes-cibles rudimentaires).
Le budget total pour ce matériel collectif durable (pas de renouvellement comme les plaques de polystyrène) revient à moins de 20 euros pas de tir compris !
Il s’agit de réutiliser les pas de tir classiques avec les autocollants de cibles habituels sur des plastrons de 30 x 30 cm en matière flottante mais solide : les essais avec du bois n’ont pas toujours été concluants (attention à utiliser une essence qui amortis les chocs ; le bois trop dur cassera à la longue alors que des essais sur du simple sapin du nord non vernis ont été plus convaincants). Le matériaux idéal semble être une matière plastique flottante mais résistante aux chocs, le PEHD (poly-éthylène haute densité) utilisé pour les plans de travail en boucherie.
Des trous de tailles différentes sont réalisés (à la scie-cloche) sur l’emplacement des 5 cibles marquée par notre sponsor : on obtient 5 camemberts qui peuvent constituer autant de cibles basculantes. Cela permet d’obtenir des difficultés graduelles lors des séances initiation / loisir.
En bref , avantages spécifiques = réutilisation de matériel collectif courant + plaston qui retient la flèche (évite les « flèches perdues » / de trop solliciter le fil qui tient la flèche).
Pour le premier prototype nous avons mélangé l’utilisation d’aimants et de charnières dures permettant aux cibles de pivoter.
Inconvénients : coût et temps de fabrication important + déformation des charnières pourtant solides mais qui encaissent mal les impacts (déformations visibles à la longue)
Depuis lors, il y a eu peu de tentative à partir d’un système articulé dur (la fable du chêne qui casse et du roseau qui au contraire va plier). Il est possible d’éviter le problème des impacts en déportant la charnière de quelque cm par rapport aux trous découpés dans le plastron : il suffit de relier le camembert à la charnière à l’aide d’une patte solide et suffisamment lourde (dispense d’ajouter des aimants de maintien). Mais dans ce cas il est complexe de disposer 5 cibles sur le même plastron.
On pourrait aussi s’approcher du mécanisme utilisé en tir sportif terrestre avec un système à pipe pivotant sur des axes et dotés de contrepoids.
Mais tout cela nous est apparue trop complexe s’il s’agit de rependre largement le tir loisir avec « blunt ».
Pour le second prototype Nicolas de Rigal a opté pour un autre mécanisme afin de retenir les cibles basculantes en PEHD : deux fils maintiennent chaque cible et traversent le plastron comme des chevillettes accrochées à des flotteurs (chaque flotteurs est calibré précisément de manière à ce que les cibles de dimensions et de flottabilités différentes puissent basculer correctement).
Le système est très fonctionnel, simple d’utilisation mais encore un peu long et délicat à fabriquer.
Las de systèmes trop longs à fabriquer Nicolas, a tenté de remplacer les cibles en PEHD par des morceaux de mousses hydrophiles tout simplement coincées dans les 5 trous laissés dans le plastron (comme celle utilisées en aquariophilie pour le filtrage ou proche des mousses de matelas).
Ce modèle tout à fait concluant a été présenté à la commission nationale le 13 octobre 2007 (voir le sujet correspondant : « nouvelles cibles… ») . Il demande peu de bricolage (pour relier ces cibles au plastron un procédé plus fonctionnel que des fils a été mis au point dernièrement par Nicolas). Le dessin des cibles habituelles n’apparaît plus mais à la place il est possible de peindre chaque cible en mousse (les couleurs différentes peuvent permettre de mieux designer aux débutants la difficulté correspondante à chaque taille de cible).
Le Président de la commission nationale et d’autres responsables auraient souhaités tout comme moi un système permettant de retenir la flèche dans le plastron après basculement de la cible. En somme un résultat proche des flèches pointues fichées dans les plastrons en polystyrène mais avec la sécurité d’un embout protégé / « blunt ».
J’ai fini par élaborer un modèle dont l’efficacité m’a agréablement surpris et qui prend moins de temps de fabrication que les 2 premiers prototypes. Il s’agit tout simplement de fixer les cibles en PEHD sur des sandows (tenus par des vis inox qui passent à travers le trou fait par le foret des scies-cloches). Ceux-ci font office de charnières souples, pivotantes et résilientes : elles permettent aux cibles de revenir en place au point de bloquer la flèche qui se retrouve ainsi en porte à faux sur le bord inférieur des trous fait à la scie cloche.